Jean-Claude Idée fonde le MET en 1989 qui se donne pour missions de découvrir et faire découvrir, par le biais de lectures-spectacle, les écritures dramatiques contemporaines.
C'est avec les Québécois qu'il découvre la lecture-spectacle. Un texte mis en scène avec mouvements, lumières, musiques, quelques meubles, quelques objets et des comédiens, le texte à la main, comme en répétition. Les auteurs canadiens francophones se sont servis de cette forme pour faire émerger leur dramaturgie que l'état anglophone se refusait à subventionner, contribuant à l'affirmation de l'identité culturelle québécoise. La nécessité de l'émergence d'une pratique similaire en Europe est rapidement devenue une évidence. À l'époque, les auteurs vivants n'étaient pas très à la mode, les metteurs en scène en vogue leur préféraient les morts glorieux et silencieux : les classiques. La lecture spectacle semblait être un moyen idéal pour affirmer que les auteurs vivants existaient, pour signaler qu'ils étaient rejetés injustement dans l'ombre. Cette pratique, au début fort décriée, ne fut pas du tout soutenue sur le plan officiel et ministériel. Elle a prouvé peu à peu son efficience et aujourd'hui, tous les grands théâtres ont recours à cette forme : Le Public et le Théâtre National ont récemment rejoint les maisons qui s'adonnent à cette pratique dont le MET fut le précurseur en Belgique. | metasbl@yahoo.fr